ACTUALITÉS

L’édition 2026 se tiendra du 16 au 22 août

Le catalogue en ligne sera disponible début juillet.

Comme annoncé en 2025, le festival inaugure une billetterie en 2026, que nous espérons plus fluide.

L’achat en ligne des cartes semaines, des cartes 3 jours et les réservations prioritaires liées à ces cartes seront ouvertes la semaine du 20 juillet

La billetterie générale sera ensuite ouverte le 5 août. Un quota de places sera également mis en vente chaque jour pendant le festival.

Fragment d'une œuvre : Franco Maresco

Dans les films de Maresco, la vision mélancolique et carnavalesque, surréaliste et de science-fiction des films et des émissions de télévision réalisés avec Ciprì depuis la fin des années 1980 est largement dépassée au profit d’un hyperréalisme déroutant. Comme un anthropologue, Maresco se place face à la réalité sicilienne en la considérant comme un ensemble de représentations, et construit ses films comme des études comico-tragiques de la transformation en spectacle de la vie quotidienne du peuple de l’île. En proclamant la mort du 7e art et la fin de la réalité vraie, Maresco réalise une oeuvre de critique radicale de l’image du Sud et du langage visuel contemporain. Ses films s’articulent autour d’une mimèsis totale du chaos des images, du melting-pot des styles et de l’hybridation des formes qui nous entourent. Le grotesque et le comique deviennent ainsi le seul réalisme possible pour rendre compte à la fois du stéréotype et de sa critique, et pour multiplier à l’infini les niveaux et les strates de compréhension. Là où l’antimafia devient une fête de quartier gérée par la mafia, la politique un spectacle de social media en direct permanent, l’art et la culture des marchandises d’hypermarché hard-discount, seule l’image qui prend en charge cette falsification permanente peut en rendre compte.

Federico Rossin

Histoire(s) du documentaire : De l'Argentine (1958-1987)

1958-1987 : en trente ans, l’Argentine a vraiment tout connu. Nous voulons raconter l’histoire passionnante et tragique de cette période où l’économie et la société, la culture et le cinéma argentins ont été le théâtre d’affrontements et de massacres, d’inventions et de découvertes. Étudier les différentes formes que le documentaire argentin a prises, analyser les mutations idéologiques qu’il a traversées, explorer les innovations formelles qu’il a expérimentées : tels seront les axes de cette rétrospective. Mais notre ambition est aussi de transmettre l’enthousiasme d’au moins deux générations de jeunes qui ont découvert le cinéma du réel en trouvant des financements dans les universités, qui se sont politisés en filmant la réalité de la misère et de l’exploitation que personne n’avait encore vraiment racontée : deux générations qui ont payé de leur sang leurs choix de vie et d’esthétique. Un modèle pour notre présent désenchanté.

Federico Rossin

présentation générale

Créé en 1989, le festival des États généraux du film documentaire demeure fidèle à la mission initiale portée par l’association Ardèche Images : soutenir l’émergence, la production, la diffusion et la circulation des œuvres documentaires de création, et favoriser la rencontre entre toutes celles et ceux qui participent à leur existence – cinéastes, producteurs, techniciens, programmateurs, chercheurs, diffuseurs, critiques et publics.

Festival non compétitif, les États généraux s’adressent à un large public, professionnel·les comme amateuri·ces, dans le cadre unique de Lussas, commune rurale de l’Ardèche qui accompagne la manifestation depuis ses débuts. Au cœur du festival se trouve la volonté de soutenir et de valoriser les regards que le cinéma porte sur la complexité du monde, à travers des œuvres qui en offrent des représentations sensibles, singulières et riches de nuances, en dialogue avec leurs auteur·ices et leurs publics.

Les fondements :

  • une exigence de programmation, attentive à la diversité des formes et des écritures ;
  • la qualité et la durée des échanges, encouragées par des débats approfondis et des rencontres informelles ;
  • une convivialité singulière, rendue possible par l’accueil du village de Lussas et l’engagement de ses habitant·es.

La ligne éditoriale s’articule autour de quatre axes de programmations ouverts à tous les publics.

– les séminaires ou ateliers pour les spectateurice·s expérimenté·es et avides de réflexion ;

– les programmations pour toustes les spectateur·ices soucieux·ses de découvertes et d’échanges ;

– les rencontres professionnelles pour interroger nos manières de fabriquer et diffuser les œuvres, former les jeunes professionnel·les ou suivre les évolutions du secteur ;

– les projections en plein air, dans les villages, chez les habitant·es, dans les cinémas partenaires alentours et le parcours découverte pour aller à la rencontre d’autres spectateur·ices, plus éloignée·s mais tout aussi curieux·ses et critiques.

Le succès des États généraux du film documentaire de Lussas se confirme davantage d’année en année.

L’édition 2025 a compté 24 000 entrées, dont 15 % de nouveaux·elles spectateur·ices venu·es découvrir plus de 130 films et rencontrer les équipes.

Cette évolution traduit un intérêt croissant, notamment de la jeune génération, pour une manifestation qui fait dialoguer création documentaire, mémoire, découverte et réflexion sur les œuvres et le secteur professionnel qui les porte.

 

les différentes programmations

Toutes les séances, exceptées les rediffusions, sont précédées ou suivies d’échanges avec les équipes des films et / ou les programmateur·ices.

Séminaire

Cette programmation construite sur deux journées développe sur plusieurs séances, avec des invité·es, une réflexion théorique autour d’une question de cinéma, une tendance thématique ou formelle ou une pratique cinématographique.

 

Expériences du regard

Confiée à deux cinéastes, cette sélection d’une vingtaine de films de tous formats offre leur regard sur la production francophone européenne de l’année. Chacune des séances est suivie d’un échange entre les programmatrices et les équipes de films.

Route du Doc

Cette programmation d’une quinzaine de films est élaborée et présentée en collaboration avec un·e programmateur·ice du pays invité et permet d’explorer le cinéma contemporain des dix dernières années.

Fragment d'une œuvre

Des filmographies naissantes de jeunes auteur·ices aux rétrospectives de cinéastes confirmé·es, « Fragments d’une œuvre » explore chaque année la diversité du documentaire. Conçu en résonance avec le reste du festival, il prolonge les thématiques de « Histoire(s) du documentaire », « Route du doc » et des séminaires pour offrir un éclairage unique sur le parcours d’un·e auteur·ice.

Histoire(s) du documentaire

Proposant un retour sur l’histoire du documentaire d’un pays, cette programmation d’œuvres de patrimoine est conçue et présentée par Federico Rossin, historien du cinéma, critique et programmateur.

Jeune création d'Afrique Subsaharienne

Cette programmation confiée à Madeline Robert (programmatrice internationale et productrice) et à un·e cinéaste africain·e différent·e chaque année accueille des courts et longmétrages de jeunes cinéastes (jusqu’à leur troisième long métrage).

Journée LaScam

Cette programmation élaborée par des auteur·ices de LaScam offre un autre regard sur la production annuelle de films européens francophones. Elle met en lumière des documentaires soutenus par le dispositif « Brouillon d’un rêve » de LaScam.  Les films sont suivis d’échanges avec les cinéastes.

Atelier SACEM : écoute de musiques de Gilles Poizat © Hugo Cousino

Journée Sacem

En deux séances, un atelier convie un·e compositeur·ice à partager son expérience, en s’appuyant sur la projection de ses œuvres et/ou d’œuvres remarquables qui l’ont influencé·e. La valorisation de la place et du rôle de la musique originale se prolongera par une troisième séance consacrée à la projection et à la remise du Prix du Meilleur documentaire musical 2026, décerné par la Sacem.

Les rencontres professionnelles

Organisées sous forme de demi-journées thématiques, elles permettent à toutes et tous d’échanger avec des professionnel·es et d’explorer les différentes façons de concevoir, produire et diffuser un film.

Le plein air

Les projections en plein air font, chaque soir, la part belle à des avant-premières de longs métrages qui sortiront prochainement en salles.

Les séances spéciales

Chaque année, les séances spéciales proposent coups de cœur, programmation thématique exceptionnelle, séance unique ou films choisis en prolongement des thématiques développées dans le festival.

Tënk

Deux séances sont consacrées aux films pré-achetés par Tënk, plateforme née et installée à Lussas. L’occasion d’aborder les étapes de fabrication d’un film, de l’écriture à la post-production.

Docmonde

Cette programmation propose des œuvres de cinéastes étranger·es développées au sein des résidences internationales de l’association Docmonde.

Le Jeune public

Les ateliers de pratique

Deux ateliers (sur préinscription) en direction des enfants de 8 à 12 ans articulent projections de films et pratique, permettant aux enfants un apprentissage de la lecture de l’image ainsi qu’une première découverte du cinéma documentaire.


La programmation Jeune public

Une séance gratuite de courts métrages documentaires à destination du jeune public est programmée le samedi. Elle est présentée par Esther Mazowiecki, coordinatrice des ateliers d’éducation à l’image de l’École documentaire de Lussas.

Le documentaire radiophonique

La Nuit de la Radio

Dans le cadre unique de la place de Saint-Laurent-sous-Coiron, perchée dans les étoiles au-dessus de Lussas, la Nuit de la Radio, composée par la SCAM, nous ouvre au répertoire radiophonique documentaire. Cette expérience d’écoute collective est accessible uniquement sur préinscription. La soirée se prolonge autour d’un verre. 

 

Petit-déjeuner sonore

À l’ombre des arbres du Moulinage de Lussas, la séance proposée par Tënk offre en fin de semaine un moment d’écoute attentive, en retrait de l’effervescence du festival.

L'École documentaire

à venir

Projection habitant·es © Hugo Cousino

Les films ailleurs

La vidéothèque à la Maison du doc

Une sélection des films de la programmation est disponible pendant le festival à la vidéothèque d’Ardèche Images. Visionnage sur poste individuel et via inscription sur place.

 

Projections chez l’habitant·e

Pour une expérience plus intime, le festival s’installe dans les salons et jardins des habitant·es de Lussas et ses environs. Trois rendez-vous, préparés par une médiatrice, transforment les hôtes en programmateur·ices d’un soir. Ce cadre privilégié favorise les échanges de proximité entre l’équipe du film et les spectateur·ices.

Les films ailleurs

Projections Villages 

Véritable tradition ancrée sur le territoire, ces soirées organisées avec les mairies partenaires permettent d’offrir au public ardéchois une sélection de films récents issue de la programmation du festival. À la nuit tombée, le documentaire s’invite sur les places de villages ou dans les cours d’école pour cinq soirées exceptionnelles en entrée libre.

 

En ligne

Vidéothèque du festival en ligne : les films seront accessibles sur la plateforme Docfilmdépot pour les détenteur·ices de pass et accrédité·es professionnel·es pendant 15 jours après le festival.

ON PARLE DU FESTIVAL

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attaché de presse

Jean-Charles Canu
 jccanu@gmail.com