
Alain Cavalier, il y a celles et ceux qui connaissent son cinéma et ses dizaines de films, celles et ceux qui en ont entendu parler, celles et ceux qui le découvriront avec cette projection en avant-première de Merci d’être venu. Mais c’est ce qu’il y a de beau avec le cinéma d’Alain Cavalier (et avec le cinéma tout court) : ses films, qu’on les voie ou qu’on les revoie, on continue d’y découvrir quelque chose, d’y rencontrer quelqu’un, un peu, aussi. Dans ce journal tricoté à partir des rushes captés depuis une quinzaine d’années à la caméra numérique – outil dont la légèreté participe à la tonalité « sur le vif » de l’ensemble – l’on (re)découvre le quotidien et le tempérament du cinéaste nonagénaire.