
La rencontre avant et après le film abordera le parcours d’Alexandre Perrier, l’organisation de sa société, plus particulièrement la co-production internationale, et l’aventure particulière de The Neon People de Jean-Baptiste Thoret.
Après une enfance passée à l’étranger, Alexandre Perrier arrive à Paris pour se former à la théorie et à l’analyse du cinéma à la Sorbonne Nouvelle, où il développe sa cinéphilie.
Conscient que la théorie n’est qu’une des jambes sur lesquelles il souhaite avancer, il crée avec plusieurs amis l’association KIDAM afin de mettre en pratique son envie de cinéma. Après des premiers pas en tant que réalisateur, il trouve rapidement sa voie comme producteur.
Le développement du numérique, avec un ensemble de moyens de production devenus accessibles – des caméras au montage et jusqu’à la diffusion – lui permet, avec ses acolytes, de produire et diffuser des œuvres dans le champ de l’audiovisuel musical et à travers des ateliers associatifs. Durant quatre ans, ils développent un style qui leur apporte expérience et reconnaissance.
En 2006, il crée la société KIDAM afin de mener principalement un travail autour de l’audiovisuel musical qui lui permet de structurer la société. En 2010, il s’ouvre à la production de fictions et de documentaires, en courts comme en longs métrages, en s’associant avec les producteurs François-Pierre Clavel et Bastien Ehouzan. Son premier long métrage, L’Âge atomique d’Héléna Klotz, réalisé pour moins de 200 000 €, est présenté en 2013 à la Berlinale et reçoit le prix Jean Vigo.
Trois ans plus tard, Swagger d’Olivier Babinet rencontre un véritable succès critique et public en proposant une vision novatrice tant dans la forme que dans le point de vue sur la banlieue.
Depuis, il développe une ligne éditoriale structurée autour de deux pôles, la fiction et le documentaire, en courts comme en longs métrages. Il produit des auteurs tels que Vincent Paronnaud, Jérôme Clément-Wilz, Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, Alexe Poukine, Damien Odoul, Jean-Baptiste Thoret ou Antoine Barraud, dont les films sont présentés dans des festivals comme Cannes, Berlin ou Venise.
Depuis bientôt vingt ans, il a accompagné et fait naître plus d’une centaine d’œuvres, tous genres confondus. Cette diversité et la créativité foisonnante des auteurs qu’il accompagne nourrissent son engagement et sa foi dans son métier.
En 2025, il remporte la Palme d’or du court métrage avec le film de Tawfeek Barhom, I’m Glad You’re Dead Now. L’année suivante, il présente en compétition officielle le film Notre salut d’Emmanuel Marre qui obtient le prix du scénario.
Séance animée par Valentine Roulet.
En présence d’Alexandre Perrier.