Vendredi 21.08, 21:00, Saint-Laurent-sous-Coiron
Réservation : attention, les places sont limitées, les tickets sont à retirer à l’accueil public du festival.
Un quota de places sera disponible chaque jour dès l’ouverture de la billetterie à Lussas.
Navettes gratuites au départ de l’entrée de la place du boulodrome de Lussas, face à l’accueil public à 19:30, 19:45, 20:00, 20:15.
Retour depuis Saint-Laurent-sous-Coiron à 23:00 et 23:30.
Privilégiez l’accès à Saint-Laurent-sous-Coiron en bus navettes (mis à disposition gratuitement) ou en covoiturage uniquement !
À Saint-Laurent-sous-Coiron, le bistrot La Commune proposera un service de restauration à partir de 19:30.
Depuis 2001, les autrices et auteurs de la commission des œuvres sonores de la Scam proposent, avec la Nuit de la radio, une expérience unique d’écoute collective, pour (re)découvrir des extraits mythiques de l’histoire de la radio, issus des collections de l’INA. Le programme, réalisé à partir d’archives sonores sur un thème renouvelé chaque année, se découvre casque sur les oreilles, sous les étoiles de l’été. Le choix des thématiques permet de puiser librement dans l’histoire de la radio et d’inventer un récit singulier libéré des formats et des contraintes chronologiques. Le programme sonore de cette année, La banlieue à l’oreille, ses mots et ses langages, a été écrit et réalisé par le documentariste Mehdi Ahoudig.
Dévoilée en juin dernier à Paris pour sa première écoute, la Nuit de la radio 2026 s’invite également dans la programmation des États généraux du film documentaire à Lussas et de Longueur d’ondes, Festival de la radio et de l’écoute à Brest.
En 25 ans d’existence, la Nuit de la radio a notamment exploré la censure (Les Oreilles ont des murs, 2010), les lendemains qui chantent (Ça ira mieux demain !, 2012), les Liberté(s) (2017), la mort (Les Morts ne l’entendent pas de cette oreille, 2023), le secret (Motus et bouche cousue, 2024) ou la traduction (En d’autres langues, 2025).
LA BANLIEUE A L’OREILLE
Ses mots et ses langages
(Durée du programme : 1h12)
Réalisation : Mehdi Ahoudig
Documentation : Anne Brulant
Mixage : Axel Poulet
Un programme produit par la Scam en partenariat avec l’INA.
Écouter la radio à travers les époques, c’est entendre une question résonner avec force : celle du langage de la banlieue et du langage sur la banlieue. Une question qui, bien plus qu’un simple débat linguistique, éclaire l’Histoire même des grands ensembles.
Cette Nuit de la Radio se propose de raconter l’évolution des quartiers populaires à travers leur parole, leurs mots, leurs cris.
Tout commence dans la banlieue proche de Paris, ces « communs de Paris » dont on parle dès le Moyen Âge. À Aubervilliers, par exemple, les excréments des Parisiens sont épandus en lisier pour fertiliser les terres qui « font pousser les choux pour les parisien·nes ». La banlieue est à la fois les chiottes et le grenier de Paris. Centralité et périphérie, dès lors, s’entremêlent, s’opposent et se répondent.
En 2005, un ministre de l’Intérieur promet de « nettoyer » ces quartiers au Kärcher. Un habitant de La Courneuve lui rétorque, cinglant : « On ne nettoie au Kärcher que la merde. Nous, on est des êtres humains. » Cette réplique devient un lointain écho à ce que fut la banlieue.
Nous proposons à l’écoute une sélection d’archives radio, partant de la construction des grands ensembles, dans les années 1960, aux révoltes emblématiques des années 2005-2007.
Désormais, la périphérie nourrit la centralité, par sa créativité et son énergie. Nous écouterons la radio parler des banlieusard·es, leur tendre le micro, capter l’émergence d’un langage propre à la banlieue. Un langage qui, peu à peu, enfante une culture à part entière et s’émancipe de la « Ville Lumière ».
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