Le CNC est très heureux de soutenir, comme chaque année, les États généraux du film documentaire de Lussas, un rendez-vous qui compte – et qui compte de plus en plus.
Dans un monde où les images se multiplient à une vitesse sans précédent, où l’IA générative trouble notre rapport à ce que nous voyons, où les récits s’appauvrissent et les formats se réduisent à leur plus simple expression addictive, le documentaire fait quelque chose de rare et de précieux : il résiste. Il résiste à la vitesse, au raccourci, à la mise en scène du réel au service d’une thèse préétablie. Il prend le temps. Il incarne une autre façon d’habiter le monde des images, plus exigeante, plus libre. Et cette liberté-là, nous devons la défendre.
Le CNC s’y emploie : les aides au documentaire atteignent des niveaux historiques et nous travaillons à renforcer encore sa place dans nos dispositifs de diffusion et d’éducation à l’image. Car c’est là que se joue une partie décisive. À la rentrée 2026, l’éducation au cinéma et à l’image entrera dans les programmes scolaires de tous les élèves, de la maternelle à la terminale. Je forme le vœu que le documentaire y occupe une place centrale, parce qu’il n’est pas de meilleur outil pour apprendre à regarder le monde tel qu’il est.
Les États généraux de Lussas sont, depuis des années, le lieu où cette conviction se pense, se débat et se renouvelle. J’adresse mes remerciements chaleureux à Fabienne Hanclot, Christophe Postic et toute leur équipe, dont l’engagement au service de ce genre essentiel est remarquable.
Excellente édition 2026 à toutes et à tous !
Gaëtan Bruel
Président du CNC