Année : 1963
Pays de production : Argentine
Durée : 23mn
Format : 16 mm
Ce film est le reflet inversé de Tire Dié, le film qui a marqué le début de la réflexion documentaire sur l’Amérique latine. Si Tire Dié s’intéresse à ce qui se passe à l’extérieur du train, dans Reportaje a un vagón, la caméra choisit de regarder vers l’intérieur, vers les passagers. Goldenberg travaille une esthétique de l’enchaînement de plans-détails de courte durée qui se succèdent, cadrant des visages, des gestes de voyageurs et des regards-caméra. Dans le montage sonore il entrecroise des récits qui appartiennent à la fois à tous les voyageurs et à aucun d’entre eux : ce récit traite de la migration et du rêve d’une meilleure vie, dans un contexte de tension entre la campagne et la ville. F.R.
This film is the mirror image of Tire Dié, the film that marked the beginning of documentary exploration of Latin America. Whilst Tire Dié focuses on what is happening outside the train, in Reportaje a un vagón, the camera chooses to look inwards, towards the passengers. Goldenberg develops an aesthetic based on a succession of brief close-ups, framing faces, the gestures of travellers and their glances at the camera. In the sound editing, he interweaves narratives that belong to all the passengers and yet to none of them: this narrative deals with migration and the dream of a better life, against a backdrop of tension between the countryside and the city. F.R.