Pendant le tournage de son film de fin d’études au Caire, Omar Ibrahim apprit que la Révolution secouait son pays d’origine, le Soudan. Le sujet de cette œuvre de fiction – l’impossibilité pour une famille d’enterrer son enfant décédé – fait étrangement écho au propre sentiment d’impuissance du cinéaste, Nadine, la Révolution et moi (ou Rien ne s’est passé après la révolution) transforme l’exil en miroir : quand l’Histoire gronde ailleurs, que reste-t-il ici, sinon des images pour combler le vide ?
During the filming of his graduation film in Cairo, Omar Ibrahim learned that the Revolution was shaking his country of origin, Sudan. The subject of this fictional work – the impossibility for a family to bury their deceased child – strangely echoes the filmmaker’s own sense of powerlessness. Nadine, the Revolution and Me (or Nothing Happened After the Revolution) transforms exile into a mirror: when History rumbles elsewhere, what remains here, if not images to fill the void?