
Le CNC organise un atelier autour du processus de fabrication d’une œuvre documentaire ayant bénéficié d’un soutien du fonds Images de la diversité.
Après une présentation du dispositif, l’atelier s’articulera autour du projet Anamiga de la réalisatrice Raphaële Benisty, produit par Zadig Productions qui a bénéficié des aides à l’écriture, au développement et à la production du fonds Images de la diversité. L’échange permettra d’évoquer les problématiques spécifiques à l’écriture documentaire, le processus de développement d’un projet au long cours, le dispositif de réalisation envisagé et les enjeux éthiques et politiques qui s’y rattachent.
Résumé
En tamoul, son nom, Anamiga signifie littéralement « celle qui n’a pas d’identité ». À sa naissance, ses parents lui assignent un rôle : être la porte-parole de sa communauté et honorer la mémoire des disparus morts sur le champ de bataille au Sri Lanka. Tandis qu’elle devient l’enfant star d’une émission de télévision, son père capture avec frénésie des images d’elle et de leur famille à travers l’œilleton de sa caméra Hi-8. Durant près de trente ans, toute la vie d’Anamiga est ainsi archivée. Une mise en scène permanente dans laquelle la jeune femme finit par se perdre. Alors, pour s’émanciper du regard et des attentes qui pèsent sur elle, Anamiga décide aujourd’hui de se réapproprier les images du fil de sa vie pour réécrire son destin.
Raphaële Benisty est une réalisatrice française. Après ses études, elle part au Burkina Faso, où elle vit et travaille quatre années durant. C’est là qu’elle débute le métier de documentariste, en réalisant un film sur les femmes accusées de sorcellerie, Mangeuses d’âmes. Depuis, elle a tourné de nombreux documentaires comme En milieu occupé, Le Fantôme du roi ou plus récemment Le mot je t’aime n’existe pas, projetés dans de nombreux festivals.
Atelier en présence de Raphaële Benisty, animé par Leïla Maestracci, chargée du fonds Images de la diversité au CNC.