Alain Cavalier, éternel filmeur

Alain Cavalier, il y a celles et ceux qui connaissent son cinéma et ses dizaines de films, celles et ceux qui en ont entendu parler, celles et ceux qui le découvriront avec cette projection en avant-première de Merci d’être venu. Mais c’est ce qu’il y a de beau avec le cinéma d’Alain Cavalier (et avec le cinéma tout court) : ses films, qu’on les voie ou qu’on les revoie, on continue d’y découvrir quelque chose, d’y rencontrer quelqu’un, un peu, aussi. Dans ce journal tricoté à partir des rushes captés depuis une quinzaine d’années à la caméra numérique – outil dont la légèreté participe à la tonalité « sur le vif » de l’ensemble – l’on (re)découvre le quotidien et le tempérament du cinéaste nonagénaire.

C’est une chronique au long cours aussi modeste que puissante où l’on croise des vivants et des morts, des fruits et légumes et des chambres d’hôtel, des petits imprévus et des grands doutes. Derrière une apparence badine, voire, taquine, Cavalier compose un cinéma minuscule d’une ampleur folle, aussi sensible que profond. Un cinéma à hauteur d’hommes, où l’on fait plus qu’observer la tendresse envers la vie qui guide ce sacré Filmeur : on l’éprouve.

21/08/2026

20:45

Salle des fêtes

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Merci d’être venu

Merci d’être venu

Alain Cavalier | 2026 | 85'