Monument filmique en trois parties, chacune se distinguant par une approche formelle, une thématique et des objectifs spécifiques. La première est conçue comme un essai filmique dans lequel est analysé le caractère néo-colonial de la dépendance économique latino-américaine. La deuxième, pensée comme un film-action, est une analyse de dix ans de gouvernement péroniste. La troisième se présente comme une étude sur la signification de la violence et de sa force révolutionnaire. Solanas et Getino utilisent un vaste arsenal de formes et techniques cinématographiques, faisant du montage un instrument de lutte et d’émancipation, dirigé contre le spectacle capitaliste et visant à libérer le public de sa passivité. F.R.